La technique secrète de Jacob Felländer qui révolutionne la photographie contemporaine grâce à une innovation exclusive

Jacob Felländer : Explorer les frontières de la photographie contemporaine #

Artiste suédois né en 1974, Jacob Felländer s’est fait connaître par de grands tirages abstraits de paysages et de villes, obtenus en superposant plusieurs expositions sur un même film. Ce portrait s’en tient à ce que documentent sa biographie officielle, sa liste d’expositions et sa notice encyclopédique — sans lui prêter de procédé confidentiel ni de paternité technique.

Repères
  • Qui Artiste visuel suédois, photographie et projets multimédias
  • Né en 1974, à Stockholm (Suède)
  • Formation Arts plastiques et design graphique au Flagler College (St. Augustine, Floride) puis à la San Diego State University
  • Connu pour Des photographies de grand format, dites kaléidoscopiques, de paysages et de paysages urbains, réalisées en expositions multiples sur une même image avec des appareils argentiques anciens manipulés
  • Débuts publics 2007, Galerie Aronowitch, Stockholm
Éléments repris de la biographie publiée sur son site officiel et de sa notice Wikipédia en français.

Un parcours atypique entre la Suède et les États-Unis #

L’itinéraire de Jacob Felländer se lit entre deux rives. Né à Stockholm en 1974, il étudie les arts plastiques et le design graphique aux États-Unis, d’abord au Flagler College, en Floride, puis à la San Diego State University, en Californie. Sa biographie officielle et sa notice encyclopédique concordent sur ces deux établissements.

  • Naissance à Stockholm en 1974
  • Études au Flagler College (St. Augustine, Floride) puis à la San Diego State University
  • Premiers essais en photographie de paysage à la fin des années 1990, avec de vieux appareils argentiques

C’est à partir de 2004, indique sa biographie, qu’il engage une recherche continue visant à « remettre en question toute définition de ce qu’est une image ». Sa première exposition personnelle a lieu en 2007, à la Galerie Aronowitch de Stockholm. Le reste de son parcours se construit ensuite hors de Suède autant qu’en Suède, entre galeries privées et institutions.

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La naissance d’une technique photographique singulière #

Le geste central de son travail est simple à décrire : exposer plusieurs fois le même film, puis laisser les images se superposer sur un unique négatif. Sa biographie officielle parle d’appareils argentiques anciens, manipulés par l’artiste, pour « capturer plusieurs expositions dans une seule image ».

Précision utile
La surimpression n’est ni une invention récente ni une méthode propriétaire : la superposition de deux expositions ou plus pour former une seule image est un procédé photographique documenté depuis l’époque victorienne, notamment par la chronophotographie. Ce qui appartient en propre à Jacob Felländer, c’est l’échelle et la systématisation de cet usage, pas le principe.
  • Expositions successives sur une même pellicule, à des moments et en des lieux différents
  • Appareils argentiques anciens, modifiés par l’artiste — aucune marque ni modèle n’est documenté publiquement
  • Cas le plus commenté : « I want to live close to you », où il parcourt les villes les plus densément peuplées du monde en douze jours pour tenir, selon sa biographie, le monde entier sur un seul négatif multi-exposé

Cette exposition est présentée au Fotografiska de Stockholm — en 2011 selon sa biographie officielle. Elle donne aussi son titre à l’un de ses livres, paru la même année.

Panoramas kaléidoscopiques : entre abstraction et réalité #

Sa page d’accueil résume le résultat en une formule : des photographies « de grand format, kaléidoscopiques, de paysages et de paysages urbains ». Le vocabulaire employé par l’artiste lui-même est celui de l’abstraction : ses images ne cherchent pas à documenter un lieu mais à en compresser plusieurs dans une même surface, jusqu’à brouiller la frontière entre relevé et composition.

  • Des tirages de grand format, pensés pour l’accrochage muséal autant que pour la galerie
  • Une matière visuelle décrite comme abstraite, issue de paysages naturels comme de métropoles
  • Quelques titres accessibles dans la section « Selected works » de son site : Black Cityscape 1, Big Sur, Kraut, SOHO Three, Windmills

Impossible, sans se tenir devant les tirages, de décrire honnêtement ce que chacun montre : la reproduction des œuvres reste la propriété de l’artiste et la description de mémoire est le meilleur moyen d’écrire n’importe quoi. On s’en tiendra donc au principe et aux titres.

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Entre tradition et innovation : hybrider les médias #

Refusant de s’enfermer dans les conventions du médium photographique, Jacob Felländer élargit son terrain à partir de 2012, en examinant, dit sa biographie, le rapport du dessin, de la peinture et de la sculpture à la photographie. Cette recherche prend le nom de « Pentimento ».

  • « Pentimento » : Hamiltons Gallery, Londres, 2013 ; Grand Palais, Paris, 2014 ; Paris Photo à Los Angeles, 2014
  • « Sticking to my Guns » : Camera Work, Berlin, 2014, puis Grand Palais, Paris, 2015
  • « How to Unlock a Portal » : Fotografiska, Stockholm, 2016 — un ensemble associant réalité virtuelle, sculptures imprimées en 3D, peinture, musique, architecture et photographie
  • « The Great Escape », lancé en 2020 : expositions en réalité augmentée de grande échelle, programme mondial de formation à la créativité mené avec les Nations unies, collaboration mode avec H&M et collaboration musicale avec cinq musiciens récompensés aux Grammy Awards

Le volet applicatif de ce dernier projet est documenté sur son site : une application pour iPhone et Android, pointée vers les vêtements de la collection, déclenche une animation accompagnée d’une musique composée pour l’occasion ; c’est aussi, précise la page, le seul moyen d’accéder aux expositions en extérieur de Berlin et de Stockholm. L’artiste y résume l’intention sans emphase : « C’est comme Pokémon Go, mais pour l’art. »

Influence internationale et expositions majeures #

La liste d’expositions publiée sur son propre site donne une chronologie vérifiable, plus utile qu’un palmarès. La voici telle qu’elle y figure, années comprises.

AnnéeExpositionLieu
2013PentimentoHamiltons Gallery, Londres
2014Sticking to my GunsCamera Work, Berlin
2014Pavillion of Art and Design (PAD)Hamiltons Gallery, Londres
2015Hamilton Gallery, Paris PhotoGrand Palais, Paris
2016How to unlock a portalFotografiska, Stockholm
2017The Mountain TheoryCFHILL Art Space, Stockholm
2017How to Unlock a PortalMOCA Miami
2021Great Escape ARArt Basel, Miami
2021Great Escape Augmented RealityParis Photo
2021How to unlock a portalSergelgatans konsthall, Stockholm
2022NowNowNowSlakthusområdet, Stockholm
2022Great EscapeBerlin Photo Week
2023NowNowNowPlatform x H&M, New York
2023NowNowNowGallery Fine Art, Oslo

Sa biographie ajoute que la version de « How to Unlock a Portal » montrée au MOCA Miami en 2017-2018 ouvrait Art Basel, et que ses œuvres figurent dans des collections privées et publiques, dont celles du Fotografiska et du MOCA Miami. Côté presse, l’artiste a signalé en juillet 2023 une parution dans Vogue Scandinavia. Nous ne reprenons ici aucun prix ni aucune collection qui ne soit mentionné à ces sources : rien de tel n’y figure.

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Une philosophie de l’imperfection et de l’expérimentation #

Ce qui tient lieu de ligne de conduite chez Jacob Felländer n’a rien d’une doctrine écrite. Sa biographie parle d’une quête continue, engagée à partir de 2004, pour contester chaque définition de l’image. Et la seule déclaration publiée en propre sur son site tourne autour de la même idée : le territoire intéressant n’est pas le centre d’un médium, c’est sa lisière.

« When is an image more a film than a photograph? When is a photograph more a painting than a photograph? The border territory fascinates me. »
Jacob Felländer, cité sur son site officiel — « Quand une image tient-elle davantage du film que de la photographie ? Quand une photographie tient-elle davantage de la peinture ? Ce territoire frontalier me fascine. »

C’est la seule citation directe que l’on puisse lui attribuer avec le texte sous les yeux, et c’est déjà beaucoup : elle explique pourquoi la photographie, chez lui, se met à cohabiter avec le dessin, la sculpture, la musique et, plus tard, la réalité virtuelle et augmentée. La mission qu’il assigne à « The Great Escape » prolonge ce mouvement : démocratiser la créativité et donner à la génération suivante l’envie d’entamer son propre parcours créatif.

Surimpression, environnement urbain et perception du temps #

Superposer plusieurs prises de vue sur un même négatif produit mécaniquement un effet de temps non linéaire : plusieurs instants, parfois plusieurs villes, coexistent sur une surface unique. C’est le ressort du projet des douze jours, où l’ambition affichée était de tenir « le monde entier » sur un seul négatif.

  • Un enregistrement cumulatif plutôt qu’un instantané : l’image additionne des moments au lieu d’en isoler un
  • Un rapport au réel volontairement ambigu, que l’artiste range lui-même du côté de l’abstraction
  • Une matière visuelle qui se prête aux prolongements immersifs, d’où le passage à la VR puis à l’AR

Au-delà de ce constat, les lectures sur la mémoire collective ou l’accélération urbaine relèvent de l’interprétation, pas de la documentation disponible. Nous les laissons au lecteur plutôt que de les présenter comme la thèse de l’artiste.

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Jacob Felländer aujourd’hui : figure-clé de l’art visuel suédois #

Les derniers éléments publiés sur son site situent son activité entre expositions, collaborations et installations. « NowNowNow » est montrée à Stockholm en 2022, puis à New York, dans l’espace Platform x H&M, et à Oslo en 2023. En septembre 2023, il relaie sa participation au projet Island of Light, avec une projection de ses images sur les rochers de Smögen, en Suède. En janvier 2024, il indique avoir contribué par une installation visuelle à un concert donné à Östersund pour la Journée internationale à la mémoire des victimes de l’Holocauste.

  • Un studio à son nom, basé en Suède, qui centralise expositions et collaborations
  • Un travail assumé comme transdisciplinaire : photographie, peinture, sculpture, VR, AR, architecture, musique
  • Des projets récents adossés à des lieux non muséaux — friche industrielle, littoral, salle de concert, espace de marque
À retenir
  • Un artiste, pas un secret — la surimpression argentique est un procédé ancien et public ; l’apport de Felländer tient à l’échelle et à la constance de son usage.
  • Une chronologie vérifiable — Fotografiska, Hamiltons Gallery, Camera Work, MOCA Miami, Paris Photo : la liste est publiée par l’artiste lui-même.
  • Une trajectoire vers l’hybride — dessin et peinture dès 2012, réalité virtuelle en 2016, réalité augmentée avec « The Great Escape » à partir de 2020.
  • Une seule parole directe — la citation sur le « territoire frontalier », publiée sur son site, est la seule que l’on puisse reprendre entre guillemets.
  • Ce que nous n’avons pas écrit — aucun prix, aucune collection privée nominative, aucune date d’exposition absente des sources consultées.

Questions fréquentes #

Jacob Felländer a-t-il inventé une technique photographique ?
Rien ne permet de l’affirmer. Il travaille en expositions multiples sur un même film, un procédé documenté depuis le XIXᵉ siècle. Ni son site ni sa notice encyclopédique ne revendiquent une invention : ce qui lui est propre, c’est la façon d’en faire une méthode de travail à grande échelle.
Où voir ses œuvres ?
Ses expositions passées ont eu lieu notamment au Fotografiska de Stockholm, à la Hamiltons Gallery de Londres, chez Camera Work à Berlin, au MOCA Miami et à Paris Photo. Sa biographie mentionne la présence d’œuvres dans les collections du Fotografiska et du MOCA Miami. La page « Exhibitions » de son site est la source la plus à jour.
Qu’est-ce que « The Great Escape » ?
Un projet en réalité augmentée lancé en 2020, qui associe des expositions extérieures de grande échelle, un programme de formation à la créativité mené avec les Nations unies, une collaboration mode avec H&M et une collaboration musicale. Une application mobile en constitue la porte d’entrée.
Quels sont ses livres ?
Sa notice Wikipédia en français cite trois ouvrages : Stand Still (2007), I Want To Live Close To You (2011) et Anatomy (2012).
Pourquoi cet article ne cite-t-il pas de prix ni de collectionneurs célèbres ?
Parce que les sources consultées — site officiel de l’artiste, page « Exhibitions », notice Wikipédia — n’en documentent pas. Une distinction ou une collection privée nommée sans source vérifiable n’a pas sa place dans un portrait.

Pour en savoir plus, site spécialisé offre une perspective intéressante.

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